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Sur tes lèvres – Verlatour

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Sensualité électronique, samples hypnotiques, pop envoûtante … “Sur tes lèvres”, le morceau fou de Verlatour sur le désir féminin se devait d’avoir un clip à sa mesure… C’est à Bordeaux qu’il a trouvé la réalisatrice parfaite pour comprendre, restituer et surtout souligner l’univers de ce poète 2.0 . On a voulu en savoir + 😉

Qui es-tu Dot pierson ?

Je suis réalisatrice et scénariste, je vis sur Bordeaux depuis 2 ans et je viens de Paris où je continue de travailler. Je partage ma vie entre ses deux villes chères à mon coeur.
Mon travail personnel a pour thématiques la sexualité, les rapports homme/femme, la féminité et le féminisme. Je suis aussi journaliste (j écris pour Playboy et des magazines littéraires), auteure (je sors mon premier roman mi 2017) et co-fondatrice d’un collectif féministe qui s’appelle “chair faible”. 
Chanteuse, je prend beaucoup de plaisir à réaliser des clips et à travailler la captation live (sensibilité musicale oblige). 
Je participe aussi à L’ émission de radio de Claire Pataut qui s’appelle “remue la confiture” qui traite du sexe en tant que chroniqueuse et réalisatrice. 
J’ai à mon actif quelques courts métrages qui ont été primé à L international. Mon prochain film est produit par Mara films et sera tourné en région aquitaine cet été. Je suis actuellement sur la production de 2 documentaires et l’écriture de mon premier long métrage. 

Pourquoi verlatour, un amiénois, a fait appel a toi ? il t’a connu comment ?

Je vais répondre à ces deux questions en même temps. 
Jocelyn AKA verlatour a été mon batteur sur mon ancien groupe “Anita Drake” qui s’est terminé il y a 1 an et demi. Nous sommes restés en contact et en très bon terme et avions très envie de travailler ensemble. Suite au clip que j’ai réalisé pour le groupe Bordelais “call at nausicaa”, qu’il a beaucoup aimé, il m’a demandée de réaliser le sien. 
Appréciant beaucoup sa musique et sa personnalité, ce fut un honneur et une joie d’accepter.

Comment s’est passé l’écriture ? Tu as eu carte blanche ou il était très impliqué dans l’écriture ?

Verlatour avait des idées de ce qu’il avait envie de faire mais rien de bien défini. Il m’a fait totalement confiance dans l’écriture et je lui ai proposé des choses: l’envie de raconter ce que l’on voit aujourd’hui dans le clip est apparue très vite mais n’était pas finalisé. Est entré dans l’aventure Raphael Beau (directeur artistique, graphiste, réalisateur et musicien). A la suite, nous avons échangé pendant quelques mois tous ensemble et l’histoire de “sur tes lèvres” a pris sa forme définitive. 

Quel est le message que vous voulez faire passer ?

Je voulais absolument travailler sur le plaisir féminin. Pour moi, qui travaille sur la sexualité et la féminité, C’était une chose essentielle. J’avais envie de parler des femmes de tous les âges, Toutes les ethnies, toutes les morphologies, toutes les orientations sexuelles, tout genre de naissance (il y a aussi un transsexuel) et montrer une sexualité libre, assumée et jouissive. 
On montre rarement cela à la télévision, au cinéma ou dans les clips et il me semblait important et engagé de le faire.
Le coté sulfureux, c’est une envie scénaristique ou du matériel de communication incontournable à l’heure actuelle ?
Le clip a été beaucoup relayé comme “hot” alors qu’il ne l’est pas: On ne voit pas de sexe frontalement, cela reste très chaste au fond. Par rapport au clip de “peaches” il reste très “gentil”.  Il n’a de côté sulfureux que celui que l’on veut lui donner. Apres, on parle de sexe: il y a un moment, on voit des filles qui se font faire des cunilingus. Je n’allais pas remplacer les visages par des smileys ou des têtes de chatons. C’est peut être cela qui le rend “sulfureux” aux yeux des gens. 

Tu as choisi une photo très crue, pourquoi ? N’as tu pas eu peur de faire fuir des spectateur habitués à une image plus esthétique ?

J’ai l’habitude de réaliser des films ultra-esthétisants avec une image léchée (nous sommes dans le sujet) et souvent assez douce et pour une fois, j’avais envie d’un côté plus pop. Le fait d’être en co-réalisation avec Raphael m’a aidé aussi à changer de style. 
Après, je ne fais pas des films pour plaire aux gens, je les fais parce que j’ai quelque chose à dire et que j’ai envie d’entamer la discussion avec eux. Cela sous entend que parfois, cela peut ne pas les séduire visuellement. J’essaye surtout de donner du sens à mes productions. 
De plus, pour cette vidéo, j’ai été grandement inspiré par le travail de Gregg Araki, d’où les couleurs “flashy” et le rythme.  

T’es tu censuré ?

Pas du tout. La seule chose qui me censure sont les conditions financières qui sont propres au clip: souvent ce sont de petits budgets et cela ne permet pas d’avoir toute la machinerie, lieux etc que nous souhaiterions mais c’est le jeu et un formidable exercice. 

Quels ont été les retours dans l’ensemble ?

Cela n’a pas été facile du tout d’avoir des articles. En effet, les médias avaient peur qu’avec l’interdiction aux moins de 18 ans et l’apparition de quelques tétons cela soit très difficilement diffusable. Au final, nous avons eu une exclu sur le formidable “TSUGI” et plusieurs autres relais médias. 
Les avis ont été très partagés: soit on adore, soit on déteste. Ce qui m’arrange beaucoup. Mes films ont le même effet et c’est très bien. J’aime provoqué un sentiment fort, même si c’est un rejet. Au moins, je ne laisse pas les gens indifférents. 

Veux tu en profiter pour passer un message aux spectateurs ?

Prenez votre pied, faites l’amour dans la joie, filmer autant que vous le pouvez si vous en avez envie, dépassez vos peurs, engagez vous et faites vous du bien !

Cliquez-ici pour suivre l’actu de Dorothée Pierson ou ici pour Verlatour

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